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30-01-2026 : catégorie les sens humains étiquetée découvrir, sens

Et si des sens nous manquaient ? [1]

Allez, en route pour un voyage à travers nos sens ! On n'imagine pas facilement où l'on va arriver... Indice : Le sens du voyage en lui-même est plus important que son but, mais si le but est inattendu alors le voyage prend encor plus de ... sens. Le cheminement que nous allons emprunté est censé être assez lapidaire. Mon but, pas celui du voyage, est ici de bousculer quelques idées reçues. Il n'y aura ni biologie, ni physique (quantique ou autres), juste des observations.

Avant-propos

Les sens de tous les êtres sensibles individuels se rapportent à des caractères différents dans la sensibilité. Ceci implique donc de retenir que le caractère général, le premier, le principe est la Sensibilité. Ensuite (ensuite seulement) nous pouvons voir que certaines personnes (chez les humains) sont plus ou moins sensibles que d’autres, il en va de même chez les grands mammifères auxquels nous pouvons associer physiologiquement les humains.

« Physiologiquement » n’implique pas que les processus soient totalement identiques entre humains et animaux (par exemple l’ouïe des chauves-souris couvre un espace sonore différent de celui des humains), mais l’archétype, le fondement principiel est le même : l’ouïe ne consiste chez personne à voir les choses ; on peut aussi être un « nez » tout en étant sourd comme un pot.

Plus haut il est mentionné le terme individuelle pour qualifier le mot sensibilité, il est important de voir rapidement pourquoi. Si tel est le cas (sensibilité individuelle) cela implique l’hypothèse que par ailleurs certains êtres ne seraient pas sensibles chacun pour soi. Je pense que c’est le cas des végétaux, des mycètes et vraisemblablement de l’ensemble de ceux qui sont dépendants d’un support, qui donc ne sont pas mobiles, qui n'ont pas d'organe assimilable à un système nerveux central et dont l’individualité ne nous semble pas vraiment affirmée, ils ne peuvent pas répondre par eux-mêmes aux nécessités que manifeste leur sensibilité : j’ai peut-être faim mais je n’ai pas le moyen d’aller chercher de la nourriture.

Malgré cela des espèces d’oiseaux (comme les étourneaux) ou de poissons (comme les sardines) ont chacun une sensibilité individuelle, mais ils montrent aussi à travers les mouvements de groupes une aptitude à s’immerger dans le groupe. Il faut alors voir le groupe comme une entité locale autonome où les individus partagent, non de l’information pour s’y plier, mais davantage quelques chose qui appartient à l’entité groupe : je m’abstrais de moi pour répondre à l’ensemble. C’est ce qui se passe dans les stades, dans les manifestations qui dégénèrent, dans les bagarres du seul village qui résiste à l’oppresseur romain…

Remarquons que les espèces mentionnées plus haut sont mobiles, mais détachées d’un support (support qu’on peut classifier comme 2D pour nous humains). Ces espèces évoluent librement dans un milieu (ce qui correspond dans les faits à de la 3D).

J’ignore si l’on peut faire quelque chose de cette observation. Toujours est-il que selon nos pensées sur ce sujet, on risque fort de se demander si l’humain est un animal comme on essaie de nous le faire sentir. Nous y reviendrons.

Quelques aphorismes sur les sens.

  • Je ne suis pas mon corps.
  • li>Le corps est une sorte de boite à outils (pour se représenter (penser chez l’humain), ressentir et agir). li>Les sens sont les outils de perception pour l’être (entité réelle, non matérielle et non virtuelle), selon l’expérience de tout un chacun. li>Les sens sont tournés vers ce qui n’est pas soi en tant qu’être (j’ai mal à la tête : en fait, je sens mon corps qui a mal à la tête ; en tant que « je », je ne suis pas spécialement concerné, mais cela influe inévitablement sur mes activités comme si mon corps avait du mal à suivre mes intentions). li>Les sens assurent le rôles de passeurs dans ce qui peut s’établir entre soi et le reste du monde (corps de soi compris, nous devons saisir cela).

Avant de projeter sur eux ce que nous avons appris, croyons savoir, ou qui simplement traîne en « nous » comme des idées reçues, ces aphorismes sont à méditer… méditer étant une activité où l’on apprend, entre autres, à lire dans notre subjectivité en toute objectivité.

En guise de préambule, et pour continuer sur ces aphorismes, nous devons voir qu’il y a des sens localisés dans un organe spécifique (vue, goût, odorat, ouïe, équilibre), d’autres dans des sortes d’entités organiques distribuées sur tout le corps (chaleur, toucher, mouvement). Voilà huit déjà huit sens d’effleurés, mais est-ce tout ce dont peut user l’Être pour se sentir en relation avec ce qui n’est pas Lui ?…

un homme, une femme au premier plan. Derrière eux, un lac de montagne. Ils ont les mains sur le coeur, et la transparence mal gérée par IA permet de les intégrer avec la nature environnante.
Sources : personnages → IA www.freepik.com, fond → image personnelle, un lac dans le coin des Bouillouses, Font-Romeu, Pyrénées Orientales, France)

Un temps de latence doit vous permettre de digérer tout ça. Le billet avait commencé avec ce qui viendra par la suite… mais il m’a semblé pertinent de ne pas plonger mes lecteurs directement dans le bain des sens sans avoir goûté l’eau au préalable, sentir son ton, vu son style, effleurer le sujet...

À suivre : Et si les yeux nous manquaient ?... 2e partie